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Le centre d'art de l'ancienne synagogue

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Inspirée d’un style romano-byzantin, la synagogue de La Ferté-sous-Jouarre fut construite en 1890 sur les plans de l’architecte Edmond Fauvet, et réalisée par l’entrepreneur Eugène Picard. Nathan Lévy en fut le premier rabbin, et conduit la cérémonie religieuse de l’inauguration du bâtiment le 21 septembre 1891 en présence du grand rabbin de France, M. Zadoc Kahn et du maire de La Ferté-sous-Jouarre M.Lallier.

Après une lente migration des israélites de l’est de la France suite à l’annexion par l’Allemagne de l’Alsace et d’une partie de la Lorraine, la Communauté israélite de La Ferté-sous-Jouarre augmente de façon significative dans les années 1860. Un lieu de culte s’improvise dans un bâtiment de la rue Saint-Nicolas. Nathan Levy, un jeune rabbin de 25 ans, est nommé à demeure de 1871 jusqu’à la fin de sa vie, en 1911. La naissance officielle de la communauté est reconnue en 1867. La population juive est alors composée de marchands de bestiaux, de forains, bouchers, commerçants en tissus, chaussures, habillement et confection, et de six rentiers. Elle évoluera ensuite vers les professions libérales, médecins et notaires. Le sculpteur et photographe Samuel Adam-Salomon (1818-1881) est d’ailleurs né à La Ferté-sous-Jouarre.

La maison de la rue Saint-Nicolas est bientôt trop exiguë. Des subventions sont lancées pour construire une synagogue. Celle-ci ouvrira ses portes pour la première fois en 1891. La communauté comprend alors environ 30 familles résidant sur le canton de La Ferté, soit 15 Israëlites, tous de culture ashkénaze. Les années 1880-1900 marquent l’apogée de cette communauté. Elle diminue plus tard , attirée par la capitale ou des villes plus grands comme Meaux ou Château-Thierry.

En 1940, à la veille de la Shoah, la population israélite sur le canton est inférieure à une centaine de personnes. La rafle du 22 octobre 1943 a conduit à l’arrestation à La Ferté de 14 personnes âgées, dont 10 seront déportées et gazées à Auschwitz. Les 4 autres seront prisonnières à Drancy puis libérées en août 1944. Après les accords d’Evian en juillet 1962, quelques familles de séfarades d’Afrique du Nord s’installent à La Ferté-sous-Jouarre.

 

Rapidement, ils deviennent plus nombreux que les ashkénazes, mais ne fréquentent pas la synagogue de la ville, préférant les offices séfarades de la communauté de Meaux. Bientôt, il n’y a plus, à La Ferté, de communauté juive organisée. La synagogue remplit son office jusqu’à l’exode de 1940.

Après la guerre, alors que les ouvertures de la synagogue sont très rares, des travaux d’entretien urgents sont nécessaires. La décision est prise en 1973 de vendre l’édifice à la ville. La municipalité d’alors projette d'y ouvrir une bibliothèque.

Depuis 2001, elle abrite des expositions temporaires d’art contemporain au rez-de-chaussée, et le musée André Planson, peintre fertois (1898-1981), au premier étage.

 

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